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WABO COLINCS DU BASKETBALL  À L’ENTREPRENEURIAT 

Jeune, dynamique et ambitieux, il est l’une des étoiles filantes dans l’entrepreneuriat au Cameroun. Porté par une passion dévorante pour les affaires et le besoin de contribuer l’ « empowerment » des jeunes, il va après près d’une dixaine d’années aux Etats-Unis, se donner un challenge des plus audacieux : investir dans sa terre natale. Son premier chef d’oeuvre, Iphone Cameroun, compte plus de cinq shop en moins de deux ans. Nous vous laissons découvrir notre entretien avec « The Young CEO ».

Bonsoir Monsieur Wabo Colincs et merci de nous recevoir dans votre espace. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonsoir, je m’appelle WABO Colincs, je suis un jeune camerounais âgé de 25 ans et CEO de Iphones Cameroun. 

En 2015, vous avez bénéficié d’une bourse d’étude à Enderun College pour y étudier et jouer au basket. 5 ans après, avec la venue de la Covid-19, l’école a fermé et vous avez dû rentrer au Cameroun. Comment avez-vous vécu cet épisode et pourquoi avoir choisi de revenir au pays ? Comment s’est passé le retour au Cameroun ?

Lorsque la Covid-19 arrive en 2020, trois de mes coéquipiers sont contaminés et, pour stopper la propagation du virus, nous (étrangers) avons été logés dans les hôtels puisque l’école était fermée. Après quelques semaines, le responsable de l’école nous fait comprendre qu’ils sont dans l’incapacité de continuer à payer nos hôtels.

 Il nous a proposé un dédommagement et on continuerait les études en ligne avec la promesse de revenir lorsque la situation sera meilleure. Mon but premier était de jouer au basket. C’est ainsi que je décide de rentrer au Cameroun en Mars 2020. Ce n’était pas du tout facile pour moi, j’ai du passer par toutes les émotions mais après, j’ai  accepté la situation et je continue mon parcours. 

Parlez-nous de votre passion pour le basketball. Vos débuts, votre parcours jusqu’ici, vos victoires et vos échecs.  Envisagez-vous poursuivre votre carrière?

Je commence à jouer au basket à l’âge de 11 ans. En 2013-2014, j’intègre l’équipe de l’INJS (Institut National de la Jeunesse et du Sport) et à la fin de la saison nous étions champions du Cameroun. Cela m’a donné beaucoup d’engouement et je commençais à rêver d’une carrière internationale. 

j’avais envoyé plusieurs vidéos aux clubs internationaux dans le but d’obtenir une bourse mais bien que les retours étaient très satisfaisant, il demeurait un souci. La plupart me proposaient de commencer  une carrière professionnelle en deuxième division mais mes parents voulaient que je continue mes études universitaires, donc il me fallait une bourse sport-étude au cas où le basketball échouerait, je pourrais continuer avec mes études. Heureusement pour moi, j’ai pu intégrer une école, Enderun College, qui me proposait cette combinaison là en 2015. il me donnait le visa et le billet d’avion était à ma charge. Venant d’une famille pauvre, ce n’était pas aisé mais avec l’aide de la famille, j’ai pu rejoindre l’école.

J’ai très bien évolué dans mon équipe. C’est vrai que j’avais eu une blessure qui m’avait beaucoup freiné en 2018 mais après tout allait mieux jusqu’à la venue de la Covid-19.  Même si je fais du business aujourd’hui,  je suis basketteur à la base. Je vais poursuivre une carrière professionnelle mais au Cameroun. 

Un an après votre retour au Cameroun, vous êtes à la tête de deux entreprises dont Youyou beauty et iPhone. Parlez-nous de votre aventure entrepreneuriale. Comment êtes-vous passé du basketball à l’entrepreneuriat ?

En 2018, j’ai eu une blessure comme je l’ai dit plus haut. j’avais ralenti avec le basket cette année-là et donc, je devais trouver une source de revenus. En 2019 je commence à faire des voyages au Cameroun avec des produits Apple que je revendais en gros. À mon retour en mars 2020, ce n’était pas du tout aisé, je ne voulais plus retourner en famille. Je décide donc de lancer en parallèle mes business je vendais déjà les produits Apple, je me suis investi davantage. Au départ c’était uniquement en ligne jusqu’en mai 2021, j’ouvre la première boutique Iphone au Cameroun. 

Youyou beauty ne m’appartient pas vraiment, je suis juste actionnaire. Lorsque je rentre au Cameroun, je trouve mon frère aîné sur ce projet et décide de lui donner un coup de main.

Parlons de iPhone Cameroun qui vient d’ouvrir ses portes au public il y a cinq mois. Pourquoi avoir choisi cette marque de téléphone précisément et quelle est la plus value par rapport à d’autres boutiques qui proposent le même produit?

De tous les téléphones sur le marché pour moi, c’est le meilleur. il répond mieux aux besoins des utilisateurs. Les retours sur l’expérience utilisateur sont très satisfaisants.  Dans mon entourage, c’est ce que les utilisaient et continuent d’utiliser.  Contrairement à d’autres boutiques, nous garantissons déjà l’originalité de nos produits. En plus de garantir un an d’utilisation pour tous nos produits,  nous avons aussi un service après vente dans tous nos magasins qui s’occupe de tous les besoins de nos clients. Nos clients ont en outre, la possibilité de retrouver leurs appareils égarés ou volés, nous les retraçons gratuitement pour eux, vous aurez peut être à payer certains au cas où l’appareil se retrouverait dans une autre ville, mais en somme, nous le faisons à vil prix. Sur ce dernier point, nous avons environ 40 cas enregistrés et plus de 30 ont retrouvé leurs appareils.

Iphone Cameroun, logo de Bastos

Iphone Cameroun est -il le représentant d’ Apple au Cameroun

C’est le grand challenge. Nous travaillons dur afin d’obtenir l’agrément de Iphone dans les prochains mois. Pour ce faire, nous devons atteindre deux millions de ventes par an et avoir 5 boutiques. Nous sommes à 4 boutiques dont 3 à Yaoundé (Dovv Essos et Dovv Bastos et Mendong) et récemment celle de Douala à Bonapriso. 

Une vie, une chance, pas de regrets. Que signifient ces mots pour vous?

C’est mon slogan préféré. On n’a qu’une seule vie, il faut la vivre à fond, saisir la moindre opportunité pour ne pas avoir de regrets.

L’entrepreneuriat n’est pas un doux fleuve sans torrents. Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter jusqu’ici  ?

effectivement, l’entrepreneuriat est très complexe. Durant trois mois, je dormais à peine 3 heures par jour, ça peu le savent et le peuvent. savoir gérer son entourage, son personnel, les humeurs, le stress et tout ce que cette responsabilité implique, il faut être très patient, calme, posé et surtout beaucoup rêver. Le plus difficile, c’est de trouver des personnes dévouées et passionnées par le travail, leur travail. La plupart viennent juste chercher leur argent et s’en foutent du reste et c’est difficile de faire évoluer une entreprise dans ces conditions. Il y a beaucoup de sacrifices à faire pour réussir.

Comment entrevoyez-vous votre futur?

je me vois motiver beaucoup de gens surtout la jeunesse. Il est possible d’investir au Cameroun et de réussir, c’est un terrain vierge et fertile surtout que les investisseurs étrangers ont peur de venir au Cameroun à cause de l’instabilité et l’insécurité.

Pour vous qu’est ce qui manque à la jeunesse camerounaise?

l’envie, l’audace. les jeunes n’osent pas et le pis, c’est qu’elle est irresponsable. Le système nous enseigne qu’il faut avoir son baccalauréat, aller à l’université faire de longues études et après chercher un travail. je ne partage pas vraiment cette façon de faire. Après le baccalauréat tout jeune doit pouvoir se démener pour s’en sortir, savoir qu’il n’est pas tolérable d’être toujours ses parents à 25 ans et surtout, comprendre que la réussite n’est pas conditionnée par le diplôme ou le nombre d’années d’études.

Comment se procurer un produit Apple chez vous?

vous pouvez nous joindre sur nos différents réseaux sociaux 

Iphone Cameroun sur Facebook ou sur Instagram Iphone Cameroun

vous pouvez également nous retrouvez sur notre site Iphone Cameroun

Nos boutiques et contacts

Yaoundé:  Bastos, à 100 m de Dovv

Tél: 695 45 67 50

Yaoundé : Mendong, Face Dovv.

Tél : 691 50 54 63

Yaoundé : Mobile Essos, Face Dovv.

Tél: 697 94 31 13

Douala 

Bonapriso, Face Dominique Savio.

Tél: 696 10 17 74

Un mot pour la jeunesse ?

Comme je l’ai dit, oser. 

Author

nadia ed

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